Journée mondiale de l’alimentation : la FAO accorde 50 millions à 30 organisations paysannes

Elles viennent des 10 régions du Cameroun. Constituées en Gic ou en coopératives, des parchemins leurs sont décernés, le 16 octobre 2019, au Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé.

La joie s’empare des bénéficiaires. C’est euphorique ! C’est fait. Ils reçoivent des certificats de financement. Leurs productions font vivre le Cameroun. Ce sont des porte-étendards. Leurs projets sont bancables. Il s’agit de 3 organisations sélectionnées dans chaque région. Elles sont aussi bien dans les secteurs agropastoraux diversifiés (culture de céréales, élevage de moutons, de porcs, de poulets…) que dans le secteur de la transformation. A travers son programme Telefood, la Fao (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture) leur met le pied à l‘étrier. L’occasion des festivités marquant la célébration de la 39ème édition de la Jma est opportune. L’objectif étant de les outiller afin qu’elles accroissent leurs rendements. Y faisant, inciter les autres organisations de paysans à se mettre aux pas.

La norme

On ne joue pas avec la nourriture. Que mangeons-nous ? Pour le représentant résident de la Fao au Cameroun, Athman Mravili, les habitudes alimentaires ont changé. C’est là toute l’inquiétude. Il ajoute que l’on est passé d’une alimentation de saison, essentiellement végétale et riche en fibre à une nourriture hypercalorifique, riche en amidons raffinés, en sucres, en graisses, en sel, en aliments transformés, en viande entre autres.

D’après ses données, 820 millions de personnes dans le monde sont sous-alimentées. Plus de 670 millions d’adultes et 120 millions d’enfants (de 5 à 19 ans) sont obèses, et plus de 40 millions d’entre eux sont en surpoids. Selon la Fao, L’intensification de la production vivrière et le phénomène de changement climatique, dégradent la biodiversité. Pour rendre l’idée, seules 9 espèces végétales assurent 66% de la production agricole totale. Pourtant l’histoire révèle que l’homme a cultivé 6000 espèces pour se nourrir. L’organisation propose une culture écologique à l’effet de garantir une alimentation saine. Les producteurs s’engagent à prendre la balle au bond. C’est une responsabilité en plus de celle de produire plus.

Alain Ndanga

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