Marché des œufs : comprendre l’inflation

Le prix de la denrée augmente jour après jour. Le sésame est rare. Les ménages s’en privent. D’après les marchands, ce mauvais temps ne va plus durer. Il y a des signes d’espoir.
Il est 10 heures, le 16 octobre 2019 à Messa, non loin du marché Mokolo (Yaoundé). Des manutentionnaires travaillent en chantant. Ils reprennent du service après plusieurs semaines de chômage. Ils sont 4 garçons déchargeant une fourgonnette remplie d’œufs. Le produit vient de Bafoussam, Chef-lieu de la région de l’Ouest-Cameroun. Bienvenue à « La maison des œufs ». Ici, l’alvéole coûte 1850 Fcfa. Des grossistes se bousculent. A en croire les entrées et sorties, l’entreprise prospère. Chacun est à son poste. « Nous sommes des supers grossistes», renseigne un responsable. « Chez les détaillants, cela couterait plus chère », nuance-t-il.

 

La raison est simple. « Des pondeuses sont en fin de carrière. Nous renouvelons nos sujets. Il est possible que les prix baissent d’ici quelques semaines», déclare un fermier de Bafoussam. « Les oiseaux ne pondent qu’après 6 mois, à compter du jour de livraison des poussins d’un jour». Pour lui, « on ne perd rien à attendre ».

PI

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