Extrême-Nord : des villages piégés par les inondations

Dimanche 13 Octobre 2019, la pluie perturbe des localités. Elles sont enclines au phénomène d’inondation. Des villages entiers sont dans l’eau. Des habitants déplacés, sont recasés par le projet d’urgence de lutte contre les inondations (Pulci).

 A la moindre pluie, les habitations et les pâturages sont noyées. Les environnementalistes ayant effectué des missions dans des zones sinistrées, expliquent. Le sol argileux, dont imperméable, ne permet pas l’infiltration des eaux de ruissellement. Ils reprochent l’incivisme des riverains. Des caniveaux sont obstrués à cause des ordures qui y sont jetées à l’emporte-pièce. Des ouvrages de liaisons tels ponts, ponceaux et dalots sont soit vétustes (cas du pont de Tokombéré), ou mal réalisés (pont de Mizao).

Tout est pourtant prévu pour résoudre le problème. Le plan d’urbanisme de la ville de Maroua  établi en 2018, « reste sur du papier. Les digues-routes annoncées par le chef de l’Etat en 2012, restent aussi non réalisées », renseignent les environnementalistes. Les zones de Zina, Maga et Kaïkaï, sont les plus frappées. L’on y enregistre plus de 100 000 déplacés et des exploitations agropastorales abandonnées. Cette catastrophe naturelle intervient après une  visite de Célestine Ketcha Courtés, ministre de l’Habitat et du Développement urbain dans la région, le 6 Septembre 2019. Elle y est allée. Elle a vu. Accompagnée par les autorités administratives, la patronne des villes camerounaises a rassuré des populations quant aux mesures correctives prises par le Gouvernement. Les foyers ont exulté. L’espoir n’a été que de courte durée. Chassez le naturel, il revient au galop.

Souleymanou Issa

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