Commune Koutaba : Biya dans une famille victime d’invasion de chenilles noires

Maman Naïcha et ses enfants n’oublieront pas la journée du 3 octobre 2019. Avant l’arrivée de ses invités-surprises, elle essaie une astuce devant mettre les chenilles hors d’état de nuire. Mais, il s’avère que c’est peine-perdue.

Il brave la pluie qui s’abat sur Koutaba. Le 2ème adjoint préfectoral du département du Noun, Arsène Biya, fait fi de son autorité. Il descend au niveau du sol. Le geste de compassion rassure cette famille. L’autorité administrative n’est pas seule. Le Sous-préfet de l’arrondissement de Koutaba, Daniel Ngembané Ekolé l’accompagne. Le premier adjoint de la mairie de la commune du même nom, Mefiré Aliyou Moustapha, joue au guide. Le délégué départemental de l’environnement apporte l’expertise, il maîtrise le sujet. Son confrère de la communication tient le plumitif pour le relais.

D’après le sectoriel de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable, Raymond Kamdem, « il faut couper l’arbre » qui héberge les chenilles. Il poursuit, le
Terminalia superba, de par la senteur de son essence, est très convoité par les chenilles noires. Qu’il est rare de voir cet arbre sans une population de cette espèce d’animal. Pour l’illustrer, il présente un pin qui se dressant à 4 mètres, n’a pas de problème. Ainsi qu’un palmier à huile en production, qui affiche fière allure.

Une nouée de fumée s’échappe dans la nature. Sa cour prise en otage par des chenilles, jouxte la salle des actes de l’hôtel de ville. Maman Naïcha brûle les roues usées de voiture. Son objectif : éliminer les chenilles noires par la chaleur et l’odeur produites pendant l’incinération. Elle dit ne pas être consciente du danger qu’elle y encourt et de l’environnement qu’elle pollue. « Les chenilles entrent jusque dans la maison. Nous les retrouvons sur nos lits. Je croyais que c’est la sorcellerie. Je remercie les autorités qui sont venues chez moi me consoler. Je vais couper l’arbre comme le Préfet me l’a demandé», s’engage-t-elle. A quelques encablures de sa bâtisse, la famille de Seidou Mama en est également victime. Mais, ce dernier préfère les laisser. « Elles disparaitront d’ici peu », renseigne-t-il.

Alain Ndanga

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