Changement climatique : le sommet des journalistes camerounais à Koutaba

Des professionnels de médias séjournent dans cet arrondissement du département du Noun, les 2 et 3 octobre 2019. Un atelier y est organisé à l’effet de les doter des techniques leur permettant de communiquer efficacement pour la protection de la nature.

La planète respire à peine. Le monde est chaud. L’heure est grave. Les journalistes prennent le taureau par les cornes. Comme dans un serment, ils s’engagent à tordre le cou aux comportements qui stressent l’environnement. C’est une réunion familiale où des grandes orientations seront appliquées.

« Mon environnement, ma vie », tel est le slogan qu’ils entendent mettre en musique : une inspiration de Tomorrow Children, organisation de la société civile basée à Koutaba. Comme une mère-poule, elle réunit les journalistes des régions du Littoral, de l’Ouest, du Nord-ouest et du Centre dans la salle des actes de l’hôtel de ville de Koutaba. Le thème est fort interpellateur. Il s’agit de la « formation des médias communautaires sur la communication sur le changement climatique : actions et comportements pour le climat et l’environnement ».


Une affaire d’experts

Ils maitrisent leurs sujets. Ce sont les cadors de la transmission. Ils s’expriment terre-à-terre, avec des phrases courtes : sujet-verbe-complément. Ils illustrent leurs présentations par des exemples factuels. Des réponses qu’ils donnent aux questions des journalistes sont précises et concises. Blondel Sielenou surfe sur la communication pour le changement de comportement. Les actions humaines et dégradation de l’environnement portent la touche d’Engelvert Tchouba. La cerise sur le gâteau est confectionnée par l’expert juridique Hugues Foudjeum, qui s’étend sur le cadre juridico légal sur la protection de l’environnement au Cameroun.

L’onction du sommet

Elle est scandée et sublimée. Tomorrow children lui fait allégeance. C’est la cheville ouvrière. Les participants sont unanimes de la réussite de l’atelier. L’honneur revient à l’Ong Konrad Adenauer Stiftung. Elle a rangé les petits plats dans les grands, en mutualisant des ressources humaines et financières nécessaires. C’est tout court, un mécène qui donne la voie et la voix.

« L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action », a déclaré le 2e adjoint préfectoral du Noun, Arsène Biya. Il a remercié à son tour, des organisateurs de l’atelier et surtout Konrad Adenauer. Tout en exhortant les professionnels de médias de fidéliser ce qu’ils ont vu et entendu. Exprimant le satisfécit des autorités administratives, le chef de file a reconnu que « tout est bien qui finit bien ».

Alain Ndanga

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